L'immobilier, au coeur de la santé des individus et de l'environnement

On ne compte plus le nombre d’immeubles déserts ou « en pause », qui nous rappellent que les hommes sont véritablement au cœur des bâtiments. Avec la réouverture progressive des sites, les gouvernements, les entreprises ou la société dans son ensemble réalisent à quel point les bâtiments participent à la santé physique et mentale des individus et à l’épanouissement de la communauté. Une augmentation de 5 % de la productivité d’une entreprise compense généralement les coûts immobiliers associés aux bureaux, il existe donc un lien direct entre santé et bien-être d’une part, et valeur financière d’autre part.

Les employeurs et les bailleurs devront prendre en considération la santé dans leurs stratégies d’entreprise pour favoriser le retour au bureau de leurs salariés alors que beaucoup d’entre eux se seront habitués au confort de leur foyer, le télétravail étant naturellement plus propice au bien-être.

La crise du COVID-19 aura été une piqûre de rappel : nous ne pouvons espérer satisfaire nos besoins fondamentaux si nous négligeons la santé de la planète. Par ailleurs, les mesures que nous prenons à l’échelle des sites pour protéger et améliorer l’environnement ont un impact positif sur la santé et le bien-être.

 

 
    Comment procéder ?
    Prendre des mesures à l’échelle des sites pour améliorer le bien-être et la biodiversité

    Si nous l’avions oublié, la pandémie s’est chargée de nous rappeler que la nature et l’air pur sont essentiels à notre bien-être, tout comme le sont les relations sociales et la communauté. La santé et le bien-être doivent donc être au cœur de nouvelles approches de conception des sites et des bâtiments. La conception biophilique, par exemple, intègre des murs végétalisés, des plantations, des terrasses extérieures ou d’autres aménagements dits « verts ».

    A Londres, cette tendance va s’ancrer profondément dans les projets de construction avec la législation en faveur de l’accroissement de la biodiversité et le Draft London Plan (qui applique désormais un nouveau facteur de végétalisation urbaine à tous les grands projets). La prime actuelle associée à ces installations devrait également augmenter.

    Réimaginer le bien-être grâce à des actions concrètes

    Les entreprises avisées doivent adopter des normes en matière de santé et de bien-être, source de valeur pour leur activité. Qu’elles choisissent une certification (WELL, Fitwel, RESET) ou une approche sur mesure, l’objectif est le même : évaluer de manière structurée divers aspects clés des espaces et des opérations comme la qualité de l’air, l’éclairage, l’acoustique, la conception biophilique, ou les niveaux d’activité. Par exemple, la certification RESET est uniquement axée sur la qualité de l’air et est assortie de tests réguliers permettant de vérifier la conformité des bâtiments. Aujourd’hui, seuls 42 sites sont certifiés RESET dans le monde. En Europe, le premier à avoir obtenu la certification est un bâtiment londonien détenu par Hermes et sis 33 Glasshouse Street, avec des retours positifs des trois principaux locataires. 

    Les entreprises sont incitées à rassembler des témoignages et des preuves de leur engagement responsable avec ces labels et certifications et à réfléchir aux meilleurs investissements pour maximiser la valeur que ce soit dans la pierre ou dans des programmes axés sur le bien-être des employés.

    Mettre la technologie au service du bien-être

    Les niveaux de qualité de l’air intérieur, de confort et d’humidité font aujourd’hui l’objet de contrôles approfondis. La technologie et l’automatisation sont donc des alliées de poids pour proposer des bâtiments sains et de meilleures performances opérationnelles. Le choix des technologies est vaste, allant des solutions de surveillance à distance au contrôle des accès par commande vocale ou sans contact, en passant par les capteurs connectés qui suivent et optimisent la performance.

    Le siège de JLL est désormais équipé de capteurs de qualité de l’air (Awair) et de capteurs de mesure de l’occupation (Vergesense). Ces outils, combinés à des sondages collaborateurs destinés à recueillir leur retour d’expérience, nous permettent d’obtenir une analyse exhaustive : quand et comment l’espace est-il utilisé ? L’environnement est-il sain ? La stratégie appliquée aux espaces de travail est-elle efficace ?

    Le bien-être à l’échelle locale, un facteur essentiel 

    Les relations sociales sont vitales pour notre bien-être, comme nous avons pu en faire l’expérience récemment. Le regain d’intérêt pour le bénévolat révèle que le souhait d’aider les plus vulnérables et les plus défavorisés dans les communautés locales est toujours présent. Le secteur immobilier a tout intérêt à investir dans le bien-être de la communauté à l’échelle locale, notamment via la création de chaînes d’approvisionnement locales, le bénévolat, l’accompagnement et la mise à disposition d’espaces privés pour des activités publiques. Les solides liens d’interdépendance tissés entre les individus, tout comme l’entraide et la solidarité, peuvent décupler le sentiment d’appartenance et de fierté vis-à-vis de la communauté. Plus les entreprises et les propriétaires d’actifs soutiendront et entretiendront ce cercle vertueux, plus ils augmenteront l’attractivité de leur actif et optimiseront sa valeur sur le long terme.

    Comment les bâtiments et les espaces urbains peuvent favoriser le bien-être et préserver la planète ?
    1. Établir une stratégie 

    Définir votre vision d’un environnement de travail sain

    •  Imaginer, concevoir et créer des espaces centrés sur la santé des individus et soucieux de l’environnement.
    •  Rédiger la procédure à suivre pour chaque actif détenu.
    •  Élaborer différents scénarii d’aménagement pour identifier les possibilités d’amélioration du bien-être à l’échelle du site.
    •  Créer un programme d’accroissement de la biodiversité.
    •  Faire preuve d’un véritable engagement auprès des parties prenantes locales pour créer un bien-être et une résilience communautaires.
    •  Définir des indicateurs clés pour évaluer la performance dans le temps et quantifier les progrès en matière de santé et de bien-être.
    2. Mettre en œuvre 

    Recourir à des évaluations et des normes pour favoriser la mise en œuvre

    • Utiliser les normes relatives au bien-être pour évaluer la performance des bâtiments ou du portefeuille et orienter les discussions stratégiques liées aux investissements.
    •  Identifier les normes à appliquer pour les nouvelles constructions.
    •  Faire appel à des organismes de certification (par exemple la nouvelle évaluation Santé-Sécurité de WELL) pour garantir aux visiteurs et aux investisseurs un contrôle efficace des risques liés à la pandémie.
    3. Optimiser et communiquer 

    Booster la performance à travers la technologie, la surveillance et les feedbacks

    •  Identifier des solutions technologiques adaptées qui contribuent à la prévention des maladies et au suivi et à l’optimisation de la performance opérationnelle du bâtiment.
    • Comparer la performance à l’échelle du portefeuille, quand cela est possible (par exemple avec WELL Portfolio).
    • Mettre en place un programme de suivi régulier à travers des enquêtes d’opinion et des tests de performance en lien avec les objectifs de bien-être de l’espace.
    • Mesurer régulièrement les progrès en matière de biodiversité en fonction du programme du site/bâtiment.
    • Communiquer les résultats aux parties prenantes concernées.

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